23 octobre 2009

Les Wisigoths d'ans l'Aude (1er épisode)

Bonjour
Bien que cela paraisse iréel, les Wisigoths ont sejournés dans l' Aude et y auraient laissés un fabuleux tresor, celui du pillage de Rome.
Mais c'est une autre histoire............................à venir




Les Wisigoths (Westgoten, ou Goths de l'Ouest) étaient un peuple germanique issu de la Suède méridionale et incorporé dans l'Occident romain.
Colonne Wisigoth dans l'Aude
Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale.
Présence des Wisigoths en France et Espagne
Alors qu'ils occupaient la Dacie depuis la fin du IIIe, les Wisigoths ont adopté l'arianisme, à partir de 341, une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct. Cette croyance est en avec "l'orthodoxie" chrétienne.
Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne jusqu'en 589. Toutefois un fort parti arien demeura influent dans la noblesse. Il en sera encore question au début du VIIIe.
Les Goths, installés aux frontières de l'Empire romain du côté de la mer Noire, se scindent en deux branches au IIIe :

-- les Ostrogoths et -- les Wisigoths. Ces derniers, à partir de 268, attaquent l'Empire romain et sont battus à Naïssus en septembre 269 par Claude II "le gothique".
le Mont Alaric du roi Wisigoth pres de corbieres dans l'aude
Même battus, ils représentent une menace et Rome les autorise à s'installer dans La Dacia repensis.
Très vite, ils multiplient les en Scythie et en Thrace. Une seule solution : les romaniser. Constantin 1er signe avec les Wisigoths un traité dans lequel ils s'engagent à fournir des soldats pour les légions romaines en échange d'une rétribution. Rome obtient ainsi une paix de 30 ans qui permet la mise en place de relations commerciales et culturelles.
a suivre si vous le voutez bien

30 septembre 2009

La guerre des demoiselles (fin)

la fin de la revolte paysanne
Ces quelques exemples montrent la détermination des Demoiselles, et provoquent une vague de terreur dans les vallées, comparable à la Grande Terreur de la Révolution de 1789. Cette révolte est connue et entendue de Toulouse à Paris, où dès 1830 se joue au Théâtre des Variétés "Le Drame des Demoiselles".
A partir de l'été 1830, les interventions vont se faire plus violentes. "La révolution 1830 fit l'effet d'huile sur le feu".
Pendant cette révolution et les émeutes parisiennes, le mouvement des Demoiselles s'étend dans toute l'Ariège, et s'attache maintenant à provoquer les grands propriétaires, en particuliers les maîtres de Forges qui utilisent le bois en grandes quantités pour leurs usines métallurgiques : alors que les plus pauvres sont punis, les maîtres de Forges continuent à surexploiter la forêt pour leurs propres intérêts.
A Boussenac, c'est 60 demoiselles qui attaquent les métairies de la famille Laffont, trois jours plus tard, la commune est condamnée à payer 20000 francs à la famille Laffont : la nuit du 3 au 4 avril 1830, les Demoiselles anéantissent le reste des bâtiments et des plantations.
A Aston, au-dessus d'Ax les Thermes, c'est le château Gudanes qui est menacé. Le 7 puis le 10 août, le château est pillé. Le 15 août, à Ustou, les habitants de la vallée armés de haches, de bâtons, et d'objets divers, investissent avec "des hurlements et des vociférations épouvantables" la demeure de Jacques Saint Jean de Pointis, maire d'Ustou : ils brûlent les granges et pillent le château.
Jusqu'à la mi-septembre, les troubles se multiplient. Puis soudain, se calment : une Commission Départementale des Forêts est créée et mise en place, le 27 septembre, elle est susceptible d'amener des solutions aux revendications des Demoiselles. Mais du mois de novembre 1830 au mois de mars 1831, les émeutes reprennent.
Certains propriétaires sont contraints de céder des droits aux Demoiselles sous cette pression importante, dévastatrice et impressionnante.
A Ustou, les propriétés de M de Pointis sont encore ravagées par des incendies criminels. Le 7 mai 1832, 50 habitants d'Ustou armés et costumés, chassent des charbonniers de la forêt à coups de fusils : ils sont chassés d'une parcelle vendue par M de Pointis.
Pour les 20 années qui suivent, les troubles sont moins importants mais néanmoins présents. Les dernières interventions sont constatées dans le Massatois et la vallée de la Bellongue en mai 1866 et mai 1867, et pour se terminer en 1872.
fin
la semaine prochaine: des Wisigoths dans l'AUDE

La guerre des demoiselles (épisode 2)

La revolte

La réaction des Couserannais sera la création spontanée d'une guérilla locale, qui vise tous ceux qui représentent un obstacle à l'utilisation des bois : les Gardes Forestiers, les Charbonniers, les Gendarmes envoyés dés le mois de juin 1829. Ce mouvement contestataire naît dans le Castillonnais.
Les premières Demoiselles sont en fait des bandes de paysans masqués plus ou moins armés, et plus ou moins déguisés en femme : le visage noirci, une peau de mouton ou un tissu sur la tête et les braies ( chemises ) par-dessus les pantalons ( ils se débraillaient ). Tout ceci pour ne pas être reconnues. Elles apparaissent pour la première fois dans la vallée de Barlonguère en avril 1829, puis s'étend dans le Massatois et le canton d'Oust.
"Cette jacquerie submerge le Castillonnais" et s'étend rapidement dans tout le Couserans. La démarche est de s'opposer et de résister aux saisies des gardes forestiers : à Saint-Lary ( vallée de Barlonguère ), 20 gardes veulent s'emparer des bêtes de 6 paysans en délits, mais ils se retrouvent face à une centaine de paysans déguisés et armés qui les insultent, lancent des pierres et tirent des coups de fusils.
Les gardes doivent s'enfuir, et 4 brigades de Gendarmerie sont envoyées de Saint-Girons en renfort. Les Demoiselles s'en prennent aussi aux charbonniers, à qui elles reprochent d'abattre "leurs" arbres et d'exploiter "leurs" propriétés. "La tactique des demoiselles est simple et adaptée au terrain. Elles opèrent par vagues pour susciter la peur en harcelant l'adversaire jusqu'au moment où gardes, gendarmes et charbonniers abandonnent le terrain" .

Les événements sont de plus en plus importants : le 24 janvier 1830, défilent à Balaguère, le jour de la fête locale, des Demoiselles armées de sabres, de fusils, et de haches. Trois jours plus tard, 400 à 500 personnes entrent en force à Massat et y défilent en criant : "A mort les gardes forestiers". Le 17 février, c'est la même chose, avec un effectif doublé : le maire de Massat évite de justesse l'affrontement. Dans la nuit du 10 au 11 mai, à Saleich à la limite du Couserans, un garde forestier tue un des assaillants de sa maison.
la semaine prochaine la fin .............malheureuse...........

La guerre des demoiselles (épisode 1)

Drole de rébellion qui n'a pas droit à la grand histoire, pourtant les Ariegeois se sont revoltés, voila leur histoire "dite la guerre des demoiselles".







De 1815 à 1848, les Bourbons règnent à nouveau sur la France : c'est la Restauration. A la suite de l'effondrement de l'Empire, écrasé par les souverains de la vielle Europe, Louis XVIII ( frère de Louis XVI ) monte sur le trône et tente d'établir un compromis entre les traditions de l'Ancien Régime et les aspirations de la France nouvelle, Charles X, qui le remplace en 1824, continue la même politique.

C'est dans ce cadre qu'est mis en place le Code Forestier de 1827 : loi votée le 27 mai par le gouvernement. "Le Code impose une nouvelle réglementation de l'usage des forêts, en particulier concernant le ramassage du bois, les coupes et surtout le pâturage désormais Mis en défens ( interdit )" , le droit de marronage ( exploitation du bois de construction ) , et les droits de chasse, de pêche et de cueillette, sont aussi remis en cause.
Concrètement, dans le Couserans, l'application de ce Code se fait à partir de 1829 : l'état a laissé deux années aux communautés de vallées pour faire appliquer la loi, depuis son vote.


Le nombre de verbalisations et de saisies de troupeaux en délit se multiplient, à partir de cette date : les procès verbaux passent de 200 en 1825, à 1000 en 1829. La population ne peut supporter ces interdictions, car elle a toujours utilisé ces espaces quelqu'en soit les propriétaires, et elle est surtout dépendante de ces utilisations séculaires.


Le zèle des gardes Forestiers semble accentuer l'injustice ressentie par les habitants de ces vallées couserannaises surpeuplées et pauvres. Un commandant de Gendarmerie écrit dans une conclusion de rapport sur les troubles de 1829 :


" … cet état de chose de la part des paysans vis à vis des gardes forestiers est attribué
A l'extrême besoin où se trouve les habitants de ce pays d'avoir des pacages pour leurs bestiaux qui forment toutes leurs existences. la cupidité vraiment coupable des agents inférieurs de l'administration forestière qui journellement composent avec leurs devoirs en faisant contribuer illicitement les paysans, et verbalisent contre eux;
C'est du moins ce qui m'a été assuré sur les lieux par plusieurs notables du païs"2


A suivre: le deuxieme épisode : la revolte

22 septembre 2009

La legende des sabots de Bethmale

Une bien belle histoire d'Amour, et une belle legende





A la fois une legende et un vieux metier en Ariege


Les Maures envahirent le Midi de la France et surtout les Pyrénées au IXème siècle. Ils occupèrent la vallée de Bethmale sous la conduite de leur chef "Boabdil". Le fils du chef s'éprit de la plus jolie fille du val. Elle s'appelait "Esclarlys", ce qui signifie "teint de lys sur fond de lumière". Esclarlys était déjà fiancée au pâtre chasseur d'isards "Darnert".

Ce dernier s'était retranché dans la montagne avec ses compagnons pour organiser une vengeance.
Darnert déracina deux noyers dont la base formait un angle droit avec les racines. A l'aide d'une hache et d'un couteau, il tailla et creusa une paire de sabots (esclops) ayant la forme d'un croissant de lune avec une longue pointe effilée comme un dard.


Puis un jour, les pâtres, Darnert à leur tête, firent retentir les "hillets" et livrèrent un rude combat d'où ils sortirent vainqueurs. Puis ils défilèrent dans le village. Darnert, chaussant ses sabots à longues pointes, avait accroché le coeur de la bethmaliase infidèle à gauche et celui du Maure à droite.
Depuis ce temps-là, le soir de Noël, le fiancé offre à sa fiancée une paire se sabots à longues pointes, habillés de cuir et richement décorés de pointes dorées dessinant un coeur (sur le dessus du sabot). Il offre aussi une quenouille rouge et un fuseau, le tout fabriqué avec tout son amour -- plus la pointe des sabots est longue, plus l'amour est ardent. En retour, la fiancée lui offre un tricot en laine brodé de velours et une bourse empanachée de rubans, de paillettes ou de jais.




Vous pouvez admirer ces sabots et les costumes traditionnelles des Bethmalais au musée de l'Ariège dans le Palais des Eveques à St-Lizier.








Pascal Jusot dernier sabotier de l'Ariege
http://www.artisan-bois-sabots.fr/page_std.php?lang=fr&rub=3
prochain episode, la guerre des demoiselle ,une drole d'aventure

21 septembre 2009

L'Industrie de la corne en Ariége

L’industrie du peigne en corne, connue en Pays d’Olmes au XVeme siècle, fut à l’origine une industrie du bois puisque la matière première était le buis.

Quand le buis local s’épuisa au XVIIIeme siècle, on en importat mais on fit appel à la corne ; sous la Restauration, on fabriquait encore quatre fois plus de peigne en buis que de peignes en corne.




Les centres en était le Mas d’Azil et la Bastide sur l’Hers ; le second seul survécut jusqu’à nos jours.




On n’utilise plus depuis longtemps que la corne, importée d’Argentine ou d’Australie. Les cornes sont découpées et on selectionne la partie centrale, le biscage. Le biscayeur la chauffe, la découpe en spirale, l’ouvre et la passe en presse. On trace ensuite dessus la forme des peignes avec un poinçon, on les découpe à la scie circulaire puis on découpe la denture.




La trace des meulages effectuées après chaque opération est effacée par le ponçage : on trempe le peigne dans dans un bain de boue contenant de la pierre ponce puis on les passe sur une meule recouverte de gros drap et on les polit sur une meule recouverte de peaux.


Ce fut longtemps un travail effectué à domicile pour le compte de fabricants avant que la mécanisation ne change la donne.


Vers 1950 le Pays d’Olmes fournissait 80% de peigne en corne français.


Il reste à ce jour un seul fabricant de peigne en corne traditionnel en Ariège : l’entreprise Azema Bigou


avec l'aide du site Aina .com




18 septembre 2009

Les montreurs d'Ours de Ercé (fin)

Fin de l'histoire de ces montreurs d'Ours qui de Ercé dans l'Ariege ont voyagés dans le monde entier avec leurs ours, une fabuleuse aventure à l'époque




Deux générations de montreurs d’ours se succèdent sur les routes d’Europe suivant les pas des colporteurs dans leurs déplacements saisonniers:


d’abord jusqu’en 1863, les montreurs d’ours écument les deux versants du piémont pyrénéen puis, à partir de 1870 ils embarquent de Liverpool pour l’Amérique, avec pour tout bagage une carte des chemins de fer du pays.




Les lettres qu’ils envoient à la famille restée au Pays sont souvent émouvantes car ces ariégeois n’ont jamais quitté leur vallée et ils se retrouvent sur un vaste continent inconnu avec pour tout compagnon de fortune leur ours.


Après la première guerre mondiale, une nouvelle vague d’émigration d’ariégeois venant de Cominac, Ercé et Aulus se destine davantage aux métiers de la restauration ou de l’hôtellerie et se concentre plus volontiers sur la côte Est, à New York: on les appelle «les américains d’Ercé».


De ce pittoresque bataillon on retient surtout le nom de René Pujol, arrivé avec ses parents dans les années 1935 à Manhattan où il ouvre dans les années 50 sur la 48e Avenue son fameux restaurant «Les Pyrénées» mais on peut également évoquer «La pierre au tunnel», «Le Biarritz», «La Pergola des Artistes» ou «Le Grenadin» tous tenus par des ariégeois de la vallée du Garbet.


Ils aiment se retrouver pour jouer à la pétanque et se donnent souvent rendez-vous dans Central Parc devant le rocher qu’ils ont baptisé en hommage à leurs ancêtres montreurs d’ours: le roc d’Ercé.


Au début il s’agit d’une émigration temporaire et fortune faite, chacun, sauf exception revient au pays.


Aujourd’hui on ne les voit guère que pendant les vacances. Il en est ainsi pour René Pujol que l’on peut rencontrer tout simplement dans son petit village des Pyrénées ariégeoises.


Mais cette émigration a marqué la vallée. Actuellement encore, rares sont les habitants d’Ercé ou des environs qui n’ont pas de parents aux Amériques…
Pour en savoir plus: le site d'ariege.com
la prochaine fois : l'industrie de la corne en Ariége

08 septembre 2009

Les montreurs d'ours de Ercé (épisode 2)







le dressage





Pourtant les ariégeois de la vallée du Garbet ont davantage l’habitude de chasser que de dresser l’ours à qui l’on attribue des pouvoirs magiques… mais ces orsalhers, au début produits de la misère d’une époque, sont vite très fiers de cette nouvelle activité bien qu’ils vivent le plus clair de leur temps sur les routes et dorment avec leur ours dans des granges ou à la belle étoile.

Ils gagnent à l'époque plus qu’un instituteur, soit 4000 francs par an.Si bien que dans le hameau de Cominac ils font édifier une petite église.

Le 6 mars 1906, alors que le percepteur et ses adjoints décident, dans le cadre de la loi de séparation de 1905, de venir faire l’inventaire des biens mobiliers de cette petite paroisse, l’abbé Pascal Mirouze accompagné de quelques montreurs d’ours et de leurs animaux fétiches, leur en interdisent l’entrée!

Jusqu’en 1860 les orsalhers capturent les oursons des Pyrénées puis face à la raréfaction de cette espèce massivement éradiquée par les chasseurs, ils doivent ensuite les faire venir d’Europe centrale par voie maritime du port d’Odessa à celui de Marseille.

A l’âge de 6 mois on commence à enchaîner ces oursons et la technique de «la ferrade» consiste à faire placer par un forgeron qui fait la tournée des villages un anneau métallique dans le museau des animaux.

Ensuite une muselière complète ce système de sécurité et le dresseur apprend en quelques mois à «Martin» déjà socialisé les quelques tours qui feront le succès de son spectacle.

Deux générations de montreurs d’ours se succèdent sur les routes d’Europe suivant les pas des colporteurs dans leurs déplacements saisonniers: d’abord jusqu’en 1863, les montreurs d’ours écument les deux versants du piémont pyrénéen puis, à partir de 1870 ils embarquent de Liverpool pour l’Amérique, avec pour tout bagage une carte des chemins de fer du pays.

(merci au site Le Pelidou pour son aide)

A suivre: Pour les montreurs d'ours, la vie sauve vers les ameriques

06 septembre 2009

Ercé la patrie des dresseurs d'Ours

Qui n'a pas en un Nounours?
Cet animal me passionne aussi suis-je un farouche partisant de son introduction, en preservant dans le meme temps, les besoins des éleveurs
Aussi sur quelques semaines vais-je modestement tenter de vous parler encore de mon departement l'Ariege, riche de son histoire, (encore un vieux metier disparu )
le type dans la flotte avec l'ours vous le connaissez?

C’est dans le Haut-Couserans qu’Ercé, village pittoresque de 500 habitants, cultive le charme des villages de montagne de la vallée du Garbet avec son ancien château du XVIIIe siècle (aujourd’hui hospice St-Philippe), son imposante église de l’Assomption ou ses granges à pas d’oiseaux.
Mais le nom de ce petit village est étroitement lié à l’histoire des orsalhers, les montreurs d’ours, qui jusqu’avant la guerre de 14-18 ont sillonné les campagnes et les villes occidentales jusqu’aux grandes cités industrielles d’Amérique centrale où certains s’installèrent et firent fortune.
Au XIXe siècle, les habitants de la vallée ne sont pas riches, ils vivent essentiellement de monoculture fourragère, élèvent quelques vaches et cultivent de manière intensive la pomme de terre qu’ils font venir sur des terrasses aménagées à 1400m d’altitude.
Face à la poussée démographique et à une importante crise frumentaire liée à une épidémie qui touche la pomme de terre dans les années 1845, les hommes doivent partir chercher du travail dans les vignobles de l’Aude ou pour les moissons en Espagne.
C’est aussi à ce moment qu’apparaît, essentiellement sur les communes d’Oust, d’Uston et Ercé, une industrie nouvelle: celle des dresseurs d’ours.On estime à 200 le nombre des dresseurs et montreurs d’ours de la vallée en 1880 dont 50 dans le seul village d’Ercé qui parait-il compte à cette époque une école de dresseur d’ours.
Il faut avouer que l’homme a toujours voulu domestiquer et dresser les animaux sauvages et on trouve des spectacles de montreurs d’ours depuis le Moyen Age en Europe mais également en Turquie ou au Pakistan.

à suivre, la capture et le dressage

01 septembre 2009

Les porteurs de Glace

De nombreux métiers, aujourd'hui disparus, permirent à nos ancêtres d'améliorer le quotidien.
C'est ce que je vais tenter de vous faire connaitre et specialement les metiers de mon departement l'ARIEGE


(photo/Mr Ruffé et Mr Rogalle d'Aulus)

Pour nos populations pyrénéennes, il était souvent difficile de joindre les deux bouts et, parfois, afin d'amener un complément de salaire, il fallait faire preuve d'imagination.
Les porteurs de glace furent de ceux-là, exerçant souvent le métier d'agriculteur mais sur des exploitations de petites dimensions, avec un cheptel réduit.
A proximité des stations thermales ou des centres touristiques, les paysans locaux étaient souvent embauchés par les hôteliers afin de fournir de la glace pour conserver les denrées ou maintenir des boissons au frais. Il fallait toutefois trouver des hommes connaissant les endroits où la glace était la plus dense, capables, de surcroît, d'acheminer, sur des pentes au dénivelé important, des charges allant parfois, pour les plus rudes, jusqu'à 70 kg.
Peu à peu, jusque dans les années 1920, où cette pratique disparut en raison des progrès techniques, se développa donc un véritable artisanat dans les pics pyrénéens, en Couserans notamment. On achalandait ainsi les hôtels d'Aulus, par exemple, mais aussi ceux de Foix et parfois jusqu'à Toulouse.
Les hommes partaient de nuit pour être sur place à la pointe du jour, avant que le soleil ne réchauffe la glace, montaient dans les endroits les plus propices. L'ascension se faisait à dos de mule ou d'âne, le plus loin possible mais après il fallait continuer le chemin à pied parce que la glace qui convenait se trouvait au-delà de 2 000 m d'altitude.

Bref, trois heures de montée et autant de descente donc pour ramener des blocs généralement de 25 à 30 kg, choisis dans la partie la plus dure pour lutter contre la fonte.
On conditionnait la glace dans de grands sacs contenant de la sciure qui servait d'isolant isotherme et était alors descendue à dos d'homme pour rejoindre les bêtes de bât.
En Couserans surtout, le Salat, navigable, permettait d'amener les blocs jusqu'à Toulouse et une véritable petite industrie avait alors vu le jour, des entreprises spécialisées dans ce mode de transport avaient alors germé.
Ainsi, c'était, au XIXe siècle, jusqu'à 70 tonnes de glace par jour qui transitaient par nos montagnes pour se retrouver dans les cuisines toulousaines quelques heures plus tard. Il fallait toutefois presque deux jours et demi pour atteindre le but, ce qui laissait le temps, à la glace, de fondre.
On estime que près du tiers de la charge initiale disparaissait pendant ce voyage, ce qui était d'autant un manque à gagner pour nos porteurs de glace. Ce travail était épuisant et ne fournissait, il faut bien s'en rendre compte, qu'un complément pécuniaire fort modeste. Après être redescendus dans la vallée, nos Couserannais repartaient en fait exercer leur métier principal, agriculteur, éleveur ou ouvrier.
Ce n'était donc bien qu'un « petit métier » et non un travail à part entière.

On est bien loin, là, de nos 35 heures… et des greves pour un oui, pour un non!!!!!
(merci a la depeche du midi pour son aide )

lien pour mieux connaitre ce vieux metier
http://valleedugarbet.free.fr/Memoire/les-thermes-d-aulus-3.htm

27 août 2009

la vie est si belle


Il y a des jours où j’apprécie la vie, où les nouvelles sont toutes bonnes.
Tiens hier, par exemple, j’ai n’ai appris que de bonnes nouvelles :
Que les restaurateurs, tous unanimes, avaient baissé leurs tarifs,
Que le dimanche restera toujours un jour férié pour profiter de sa famille,
Que les députés étaient toujours présents à l’assemblée pour voter les lois qui nous régissent,
Que les supers marchés avaient décidé de ne plus prendre des marges de 300%,
Que les traders allaient rendre leurs primes pour exprimer leur reconnaissance de les avoir sauvés avec nos impôts,
Que les PDG des banques refusaient leurs parachutes dorés,
Que les joueurs de foot reversaient 10 % de leur salaire au resto du cœur…

J’espère que ces quelques lignes vous ont fait rêver le temps de leur lecture !
La chute bien entendu n’en est que plus dure, n’oublions pas que nous vivons toujours sous le règne de Nicolas 1er.

15 août 2009

Un dimanche au Raft




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10 août 2009

Radio Montaillou notre radio à nous les "Pyrénéens"

Ruines du chateau de Montaillou ( la grande Tour)






Toutes mes excuses à ceux qui ont attendus, 11h 30 pour m’entendre « Causer au poste »
En fait j’avais rendez vous avec la radio pour un enregistrement, qui sera diffusé le mercredi 12 Août entre 12h et 12h 30 et de 18h à 18h 30
Cinq petites minutes, mais sympas pour l’expérience

Merci à René Girma pour son interwiev, et pour son entousiasme contagieuse.

Merci aussi à Sylvain Athiel pour sa conference sur son livre"les conquerants des ondes" , et nos échanges de livres.

Alors si vous n’avez rien à faire, mais envie d'écouter une radio pas comme les autres.

Et pour le Fun et la nostalgie des anciens

"Aqui radio Andorra..........................."

Tentez, Posez vos ouies devant « Radio Montaillou Pyrénées »

puis

(cliquez en haut "ecouter")


Au fait Montaillou dans les Pyrénées est un lieu Mythique pour nous les Cathares
Un peu d’histoire

En 1209, les d'Alion furent dépossédé de leurs biens pour désobéissance et ce sont les Comtes de Foix qui se chargèrent notamment des territoires de Prades et Montaillou. Cela pourrait expliquer en partie la soumission "diplomatique" de Bernard d'Alion au chef des Croisés : Simon de Montfort. La position prise par Bernard d'Alion était à l'opposé de celle des Comtes de Foix, qui eux, combattirent les croisés jusqu'en 1229.

Il faut cependant noter que Bernard d'Alion malgré sa soumission fut un allié actif du catharisme en hébergeant, par exemple dans les années 1230, l'évêque cathare du toulousain : Guilhabert de Castres.Cette période de brouille entre les lignages de Foix et d'Alion prirent fin à l'occasion du mariage de Bernard d'Alion avec Esclarmonde (cathare et sœur du Comte de Foix Roger Bernard II). Bernard d'Alion et Arnaud d'Usson, en tant que sympathisants, accueillirent sur leurs terres, des cathares persécutés et aidèrent de diverses manières les résistants au Roi de France et à l'Église catholique, qu'étaient les principaux chefs religieux cathares installés à Montségur.

La résistance à Montségur dura 14 ans et en 1243, les croisés assiégèrent la place qui se rendit après 10 mois de lutte. De nombreux hérétiques trouvèrent dans les forêts du Pays d'Alion, un abri sur contre le tribunal inquisitorial. Bernard d'Alion fut jugé par le tribunal inquisitorial et brûlé près de la Cathédrale de Perpignan en 1257. Les familles d'Alion et d'Usson, reçurent, en 1311, de Gaston I de Foix, 100 livres en échange d'Usson, Prades et Montaillou.

En 1308, à Montaillou, une rafle fut organisée par Geofroy d'Ablis, alors inquisiteur de Carcassonne. Il fit emprisonner les adultes et leur extirpa des dépositions qui servirent à l'abbé de Fontfroide (Jacques Fournier) organisateur d'un tribunal inquisitorial efficace et zélé qui lui permit d'accéder à son élection papale à Avignon sous le nom de Benoit XII.

Références

http://www.paysdesault.com/chateau_3.htm


http://www.mairie-montaillou.fr/mon_med_01.html

23 juillet 2009

C'est quoi dédicacer un livre ?


C’est l’étudiant qui passe, nonchalant, écoute, se rapproche et me demande :
« C’est quoi la guerre du Rif ? ». Je lui explique, mon père, les spahis, Abdel Krim, la révolte des berbères, l’atrocité ». Je le vois souriant, il me dit :
« Accepteriez-vous de m’aider à rédiger mon mémoire, je suis étudiant en histoire et je viens de trouver mon sujet, fantastique ! Personne n’aura le même ».
Je lui donne mon tel. « C’est moi qui suis heureux »……………….comme Ulysse.

C’est une autre dame je la repère. Plus vielle que vielle, elle tourne, retourne, demande conseil à la vendeuse, elle écoute, lit, change d’avis, fait demi tour, revient à son autre livre, elle occupe le terrain avec ses yeux et ses doutes. Je la comprends, je suis comme elle. Je refuse de me précipiter sur la tête de gondole de Coben, le Clezio, Tamuk et autres produits de consommation, même si je leur reconnais un immense talent, le livre doit avant tout me plaire pas le marketing.
Elle est enfin devant moi et m’explique :
« Je cherche un livre, vous pouvez m’aider ? »
Je l’avais compris. Je lui explique. J’aime discuter avec la mamie que je verrai bien avec un cabas et des poireaux dedans, allez savoir pourquoi ? Elle accroche, elle aime lire, mais c’est depuis peu, avant elle n’avait pas le temps. Elle m’explique :
« Depuis que j’ai perdu mon mari, il me reste plus que la lecture ».
Je redouble d’attention, si je pouvais je lui offrirai mon livre. Cette mamie me plait. Elle semble vouloir combler un vide immense. ………….Nos chers disparus.
Elle ouvre le livre et me dit : « Mon Dieu, que c’est écrit petit, c’est dommage ! Je n’y vois pas trop ».
Je suis déçu, non pas de n’avoir pas vendu, mais de ne pas être la lecture d’un soir pour lui apporter un peu de plaisir.

Une autre grande déception. Il est grand, barbu, cheveux longs, un reste des hippies que j’ai bien connus et qui s’est incrusté dans ce beau pays. Il sait que je suis là, il ne peut me manquer, je suis idéalement placé à l’entrée et mon affichage est visible.
Il passe devant, ne me voit pas, il furette, lit, tourne et retourne les livres, change de rayon, lit minutieusement les 4èmes et l’intérieur des livres, pose son regard sur un autre, délaisse celui qu’il a dans la main.
Cela fait une heure au moins qu’il est là, il a choisi deux livres, mais moi rien. J’ai envie d’aller l’accoster juste pour savoir quel est son critère de choix. Je n’ose !
Il ne viendra pas me voir cela se sent, je ne lui plais pas. Trois heures qu’il cherche, 5 à 6 livres entre les mains, il s’en retourne passe devant moi…….pas un mot………..je suis bidon ?.........Je râle…………de rage……..furieux en dedans de ne pas avoir été seulement consulté, juste pour discuter avec lui.

C’est la femme, qui aime mon livre me le fait dédicacer et qui a oublié ses sous, elle me rend le livre dédicacé, « A Claudia…. » J’en fais quoi moi !!!!!!! Mes dédicaces sont très personnelles, je ne vais quand même pas le revendre à quelqu’un d’autre et tant pis si elle ne se nomme pas Claudia. !!!

Deux femmes s’approchent, elles ont déjà deux livres entre les mains : elles hesitent
« Vous comprenez, c’est pour offrir ! »
Moi, « Un livre avec une dédicace, c’est un beau cadeau »
Elles « Oui mais vous n’êtes pas connus vous ! » ??????????????????
Moi grand seigneur en rage, « Dans ce cas, choisissez Pennac, Chagrin d’école » Elles suivent mon conseil et reposent l’autre livre qu’elles tenaient.
Rendez vous le 9 Aout à 11h30 sur Radio Montaillou , je suis invité pour mon livre(clic sur photo de droite)opu sur ce lien

15 juillet 2009

Encore un peu de la corse

Bonjour à tous
C'est la fin du voyage sans commentaires, juste en images. la Corse est belle et les Corses sont ........................................trés sympas, si! si!

Infos: A droite vous avez une photo"Radio Montaillou" cliquer et ecoutez, c'est la radio de chez nous.
J'y serai le 9 Aout en direct, à partir de 11h30 h pour echanger sur mon livre.
C'est pas chouette cela
On en reparle
Bonnes vacances










09 juillet 2009

C'etait un dimanche !!!!




C’était un dimanche pas comme les autres, ce jour là, j’avais acheté des souvenirs et je voulais faire un cadeau à un ami. Sitôt dis sitôt fait, j’achète et me dirige vers la poste. Miracle elle est ouverte, le colis s’éloigne sous les yeux rieurs de la postière si sympathique.
En prolongeant ma promenade, je passe devant le pole emploi, des gens heureux en sortaient, et semblaient enchantés du séjour en ces lieux pourtant si triste d’habitude…………..
Je m’étonnais !!!!
Dans la rue toutes les administrations étaient ouvertes un dimanche ! Même les collèges ! L’Urssaf ! Et bien d’autres encore……………..
Je me frotte les yeux ce n’est pas possible !!! Quand le radio réveille m’annonce :
« 7h sur France inter l’actualité ………………..»
Je me disais aussi…………………………….

07 juillet 2009

La Corse en quelques photos